vendredi 1 janvier 2010

Vous

C’est quand les larmes innondent mes yeux que mon cœur s’incline.

Qui aujourd’hui est encore capable de m’émouvoir, qu’est-ce qui reste émouvant pour moi ?

Moi qui prend décidément mes distance, qui ne goûte même plus à la misère du monde mais s’éloigne de l’empathie générale pour rester dans des limbes protectrices sous un masque qui est mien, enfin.

Vous.

Vous qui m’avez fait grandir, évoluer, vous qui m’avez aimée.

Vous que j’ai aimé à m’en assassiner le coeur.

Vous qui m’avez déchirée, battue à mort dans mon estime et ma fierté. Vous qui m’avez tuée, guérie, ressucitée.

Vous qui m’avez rejettée, qui m’avez retenue.

Vous que j’ai eu… et vous que je n’ai pas eu.

Vous que j’ai gagné, vous que j’ai perdu.

Vous que j’ai chéri du bout du cœur, pour des années ou pour une heure, pour une pensée douce, ou milles pensées enflamées. Vous qui m’innondiez ou qui piquiez juste ma curiosité.

Vous êtes tous si loin…

Car je suis loin du temps où je vivais tout cela.

Je vous dois un MERCI.

Je vous dois mes chansons, ma sagesse d’aujourd’hui.

Je vous dois ma lumière actuelle que le temps et la vie avaient assombrie.

Je vous dois l’apprentissage de l’amour inconditionnel.

Il y a des gens parmis vous… qui sont toujours l’objet de cet amour étrange qui ne supporte pas de compromis, car il n’y en a pas à faire pour qu’il existe.

Mes compagnes de demain pourraient vivre une jalousie vis à vis de cet amour. Et pourtant, c’est une erreur que de jalouser ceux qui sont aimés inconditionnellement, car mes compagnes désormai y auront toutes droit. Je ne mets pas la barre moins haut.

Je vous aime. D’un feu qui ne brûle pas.

Je pleure des larmes qui ne contiennent nulle tristesse.

Mon amour n’a pas de limites et vous le recevrez sans condition. Car c’est cela qui m’élève. Cette joie sans fin, qui éloigne les frustration tant elle est pure et lumineuse.

Je vous aime.

Et cet amour seul suffirait à effacer des milions de peines.

Je vous aime, n’oubliez jamais que je vous aime.

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