mardi 28 juillet 2009

Deux miroirs face à face se reflètent à l'infini...

Elle a raison quand elle dit que la vie est exceptionnelle.

 

 

C'est très étrange.

On a plutôt commencé avec méfiance, en se regardant en coin, en s'engueulant, en se faisant mutuellement mal, sans vraiment le vouloir.

Et puis elle s'est trouvée là. Et je me suis retrouvée dans un chez-moi. Un vrai chez-moi.

 

Je sais qu'elle lit mes pensées. 

Que je n'ai pas besoin de lui dire que je n'oublie pas celle que j'ai aimée et que j'aime encore, celle qui a laissé une empreinte si profonde en moi que je crois qu'elle ne s'estompera jamais.

Elle n'a pas besoin de me dire sa reconstruction progressive. 

Ni l'étendue de ses blessures.

 

Nous nous disons tout le reste.

 

Elle est mon prisme comme elle dit, elle sépare les rayons de la lumière que je suis pour que je voie où sont les failles.

Je regarde ce qu'elle pointe du doigt. J'écoute ce qu'elle dit.

Et parfois c'est douloureux. 

Mais c'est un tel don du ciel que je ne peux pas me permettre de passer à coté.

 

Deux miroirs face à face se reflètent à l'infini...

Mais en dehors de ça il y a le soleil là haut qui pointe le bout de son nez et qui fait que nous nous faisons mutuellement briller de milles feux.

Je lui offre ce qu'elle peut recevoir, elle fait de même. Et la douceur est telle que notre énergie est une bulle protectrice incroyable. Je suis moi, sans masque. Elle est elle, sans costume. Tout cela sans paillettes et avec sincérité. 

 

Je ne sais pas où nous allons, rien n'est prévu.

Mais je n'ai pas peur parce que je vis l'instant et que ce que nous partageons n'a pas de prix.

 

Tu vois ma douce insaisissable parisienne... tu m'accuses d'être une enfant et je grandis. Loin de toi.

Et j'aime, loin de toi.

Et je t'aime toujours... mais je ne me culpabilise plus.

 Tu t'es tiré un coup de fusil dans le pied. Moi je marche toujours.

Et je suis triste, certes, la nostalgie habitera toujours mes yeux quand je parlerai de toi. Seulement ma vie change. La seule chose constante dans la vie c'est le changement. Et heureusement.

Je suis comme toi, j'aime partir à l'aventure et découvrir les gens.

Et mes découvertes me nourrissent. 

 

Tu as peur que l'amour te détruise quand au fond, l'amour construit.

Et je te pardonne.

 

Je remercie le ciel de cette incroyable semaine, et de celle à venir.

Puissiez-vous tous vivre une paix et une douceur comme celle qui m'habite.

vendredi 17 juillet 2009

Comme moi

C'est une fille un peu seule.
Comme moi.
Une fille un peu spéciale.
Comme moi.
Elle fait plein plein plein de trucs... 
Comme moi.
Elle me surprend quand elle me dit qu'elle sera toujours là pour moi. Que je fais partie de ces gens hors du communs, trop rares à son goût. Elle a des idées, toujours plein d'idées, de projets, de choses à faire, c'est un poème perpétuel d'activité.
Je sais que je m'attache à plein de gens sans réserve et avec une sorte de certitude de ce qu'ils sont. Sans peur. Mais je ne savais pas que désormais quelqu'un d'autre pouvait encore faire ça avec moi.
Sa folie et la mienne sont jumelles et sa curiosité m'exalte.
Et non je ne suis pas amoureuse, c'est juste la femme parfaite. 
Au fond peu importe les amours. Je ne suis pas seule. 
Ce sont ces gens là qui comptent.

samedi 11 juillet 2009

Fière de toi

J'adore mettre ses mots en musique.
Il ne se rend pas compte.
Je t'ai dis que tu avais du talent?
Moi je ne trouve pas les mots, et la musique elle-même semblait me lâcher. La vérité c'est que quand je mets en valeur le travail d'un autre je colle mes émotions sur un truc qui n'est pas à moi et donc j'allège mon esprit. 
La voix quelque peu brisée que j'utilise selon les mots, dit ce que j'ai à dire en disant ce que lui a à dire.
Cette synchronicité de nos vie est une bénédiction. Et même si toi et moi nous nous noyons, ne t'inquiète pas, à travers l'art on nage pas... on vole!
Alors nous serons toujours au dessus. Toujours plus fort.
Je suis fière de toi.
Tu allèges ma peine. 
L'art est la plus belle manière d'exorciser les larmes et la colère. Même si je ne pleure plus. 
J'arrive pas. 
Mais pour une fois c'est une bonne chose. Je me sens plus forte.
Quand je sors dans la rue j'ai la tête haute et le sourire aux lèvres quand j'écoute de la musique. Je regarde le monde avec mes yeux confiants. C'est très étrange et quelque peu inattendu... mais je n'ai jamais eu autant confiance en moi que depuis quelques jours.
Et quand je lis ces textes de toi, si empreint de vérités et si inspirés... je vais te le dire, tu n'as rien d'un débutant. Et rien du perdant dont on te colle trop souvent l'étiquette.
Ne baisse pas les yeux.
On m'accusera d'être fière voire, de manquer d'humilité, je m'en fous, je ne baisserai pas les yeux moi. Alors ne te laisse pas faire non plus.
Je me suis prise des critiques de merde en plein dans les dents, et j'y répondrai la tête haute, en poursuivant simplement mon chemin et ma carrière. 
Ca fait mal mais que veux-tu. On grandit. On avance. Ca fait partie de cette vie, aussi pourrie soit-elle.
Ne baisse pas les yeux, je suis fière de toi.

mercredi 8 juillet 2009

Peindre

J'ai rêvé que je me mettais à peindre.
J'ai rêvé de tableau dignes de ceux de la renaissance sauf que là c'est mon inconscient qui s'y est mis car je n'ai pas la technique pour faire ça.
Qui sait... j'ai peut être gardé mon coup de crayon..? 
Je ne fais que dessiner la terre qui court à sa perte, et Dieu qui s'acharne à faire évoluer ce monde trop stupide.
Mais avec humour. Et oui, même dans les moments difficiles, j'ai toujours de l'humour. 
J'ai des ressources que personne n'imagine.
Bon que faire... demander à ma belle-mère de me donner des cours?

mardi 7 juillet 2009

pardon

Tu te noie dans les autres et tu te projettes sur eux sans aucune  pudeur, sans aucun regard pour ce qu'ils  sont et pour leur libre  arbitre. Tu ne leur laisse pas le choix, tu décides pour eux et tu  leur donnes tout ce que tu peux jusqu'à les en étouffer.
 Tu n'es pas  égocentrique dans le mauvais sens, non tu es juste trop tournée  vers toi même et tes émotions, au point de les coller sur les  autres, au point de ne pas faire attention à celles des autres.
Pardonnez-moi tous, je ne suis qu'humaine.

vendredi 3 juillet 2009

Ne me regarde pas comme ça.

Ne me regarde pas comme ça…

Comme si tu n’aimais que la moitié de l’indigne fille que je suis. Comme si tu n’aimais que mon talent, et non pas mon entièreté.

Ne me regarde pas comme ça papa.

Je déteste craquer.

Montrer de moi les parties les plus vulnérables, quand je sais pertinemment que tu en profitera pour tenter à nouveau de contrôler ma vie.

Tes cadeaux ne sont jamais gratuits.

J’ai toujours payé très cher le prix de ta générosité, le prix de ton intérêt pour moi.

Je ne t’intéresse que quand je réussis.

Que quand je suis brillante.

Mais durant toutes ces années j’ai surtout connu l’échec, la solitude, l’incompréhension… la folie même.

C’est ironique. J’ai été la fille que certaines personnes rêvaient d’avoir, je le sais car ils me traitaient mieux que leur propre fille que j’aimais à la folie. Et quand bien même j’étais flattée, je ne pouvais pas tolérer ça.

Et toi tu m’as moi, moi qui ne suis pas stupide, pas inculte, et pas dénuée d’intérêt… et non, ça ne te convient pas.

Rassure-toi mes sœurs prendront la relève désormai. Et peut être cessera tu de vouloir me façonner comme une statue d’argile.

On ne façonne pas les gens comme moi.

Le pire papa, c’est que je te ressemble. Mon impulsivité elle vient de toi. Ma logique imparable, elle vient de toi. Ce talent pour les choses manuelles également, cette capacité à trouver des solutions pratiques itou.

Et peut être cet attrait pour la mer.

Même si nous partageons ça tous les trois, toi, maman et moi…. Je crois que ta passion de la voile est plus ancrée en moi qu’en maman.

Même si tu n’a jamais pris le temps de m’apprendre au fond.

Ne me regarde pas comme ça.

Je sais que tu ne dénigrera plus jamais mes ambitions musicales parce que tu as enfin compris qu’elles étaient plutôt uniques en leur genre et exceptionnelles.

Mais au delà des ambitions… et moi alors ?

« T’as qu’à retourner à l’hopital. »

Certes quand je faiblis, ça semble souvent la seule issue.

Mais si ça recommence… si ça recommence cette fois je n’y survivrai pas.

« T’es sûre que tu veux vraiment aller vivre à Paris ? »

Oui.

Pour te fuir.

Pour fuir les gens qui me disent ce que je n’ai plus la force d’entendre. Pour fuir les gens qui me démolissent et retrouver les gens qui m’aident à me construire et à être bien.

A être moi.

Ca me prendra peut être du temps…

Mais je partirai et je gagnerai peu à peu mon indépendance financière.

Et alors nous oublierons le passé. J’oublierai que tu as été intransigeant, j’oublierai la peur qui me submerge quand quelqu’un ose te parler de mes problèmes de santé… J’oublierai que j’ai eu peur de toi.

Mais ne me regarde pas comme ça…

Ne me regarde pas comme ça…

mercredi 1 juillet 2009

je dois...

Je peux pas pleurer. Ca ne marche pas.

 

Alors il faudra un peu de temps, et ça va sortir tout seul.

 

Tu voulais savoir quoi écrire sur ma biographie ? Ben ça, que quand on m’énerve, quand on m’attriste, qu’on me blesse, j’en fais des chansons.

Et dans ces cas là c’est la seule chose que je peux faire, c’est la seule chose qui fait qu’au fond ça sert à quelque chose.

 

Mes sautes d’humeurs monumentales n’ont que cette raison d’être.

 

 

 

Mais ce qui me terrorise c’est qu’au fond tout tourne toujours au cauchemard, et que de toutes manières on est toujours seul.

« Ne va pas à Paris » qu’ils me disent…. Et ils insistent.

 

Et moi de leur répondre que ma décision est prise. Que dois-je dire ?

Une intuition me tord le ventre depuis des mois comme si je DEVAIS aller à Paris… Mais j’ai peur, j’ai peur que finalement rien ne se passe.

Peur de m’enterrer de plus belle et de ne pas aller vers la réalisation de mes rêves.

 

 

 

 

Je t’en prie… je VOUS en prie… veillez-sur moi…

Et sur mes rêves.

 

La musique me rend inébranlable, je veux en faire plus souvent.