vendredi 23 janvier 2009

arrache moi ce coeur...

Quand je vois ton visage…

J’ai cette irrépressible envie de pleurer.

Je ne sais pas d’où ça sort, jamais la simple vue d’une femme ne m’avait à ce point fait tressaillir. 

Je m’étais habituée à ne pas te regarder ces jours. Les pensées que j’avais pour toi occultaient tes yeux bleus. 

Elles occultaient mes souvenirs visuels probablement. Je me concentrais sur l’amour à l’intérieur de ce cœur trop gros qui rempli ma poitrine.

Mais à regarder ces morceaux choisi de toi, ces photos qui te représentent le mieux à mes yeux… c’est mon âme qui se craquèle, la fissure grossit grossit… et j’éclate en sanglots.

Moi aussi je veux dire que je tiens à mon célibat, à mon statut de femme libre, qui séduit qui elle veut. Parce que c’est vrai, j’y tiens… 

Mais quand j’ai l’image de celle que tu étais dans mes bras, alors toutes mes jolies théories partent en morceaux.

Mon cœur bat fort dans ma poitrine comme pour me forcer à survivre, et ma respiration se fait haletante… il y a un truc en moi qui voudrait crier… 

C’est tout ce doute tu sais…. Tout ce doute qui ressort en larmes. La colère et la peur font place à l’expression simple d’une émotion primaire… archaïque….

J’ai gardé une photo de toi nue, de ces photos secrètes que tu ne montres jamais… les montres-tu vraiment jamais au fait ? Suis-je vraiment l’exception que tu dis que je suis ? Est-ce que tu mens.. ? Sur quoi mens-tu et sur quoi ne mens-tu pas ?

… quand tu es nue tu es froide… 

tu possède tout ce qui t’entoure…. Et nue dans mes bras tu n’étais pas cette femme-là.

Pourquoi m’avoir montré ça de toi ? Pourquoi m’avoir offert tout ça ? Pourquoi…. Pourquoi est-ce que tu es différente avec moi… ?

Je m’accroche à des pensées agréables et rassurantes pour ne pas sombrer dans ma terreur. Mais ça ne suffit jamais…. Parce que TU es ma pensée agréable et rassurante.

C’était comme quand nous nous sommes endormies dans les bras l’une de l’autre… nous nous appartenions et rien n’a troublé notre sommeil… je n’ai jamais aussi bien dormi que cette nuit-là… et pourtant… j’ai fais un cauchemard…. Te rappelles-tu ?

Ce cauchemard dans lequel tu ne te souvenais plus de moi,  dans lequel j’étais une étrangère…. Ce cauchemard qui m’a prévenue et que je n’ai pas voulu écouter. 

Je vis un peu ce cauchemard aujourd’hui. 

Tu ne me reconnais plus, tu as peur de me reconnaître… mais c’est moi… celle qui t’aime comme les autres ne pourront jamais se vanter de t’avoir aimée. Celle qui ne peut pas griffer en retour…. Même si elle possède les griffes... simplement parcequ’elle t’aime trop et que la douceur est son seul mode d’expression avec toi.

Je voudrais tourner le bouton ¨off¨ de mon cœur.

Me dire, allez, je fais une petite pause. Histoire de dormir un peu paisiblement.

Mais tu es là derrière mes paupières.

La lueur de ton âme brillant dans tes yeux bleus est restée gravée dans ma rétine à jamais… comme cette légende qui veut que l’image du tueur s’imprime dans la rétine de la victime… Et je suis morte un peu.

Mais il y a deux victimes. 

Et il y a deux tueuses.

En apparence, on a tout de différent…. Mais au fond, je ne suis pas dupe.  On se ressemble plus que l’une et l’autre ne voudrions l’avouer.  Tu es mon miroir, tu me reflètes à l’envers.

Même tes yeux ont ce coin intérieur de l’œil qui descent comme moi.. ce sont les gens du nord qui ont ça… c’est un truc en rapport avec le froid m’a dit un jour un infirmier à l’hopital.

Dire que tu es belle serait mentir… tant ta beauté est au delà de ce qui se voit… mais suis-je la seule à savoir ?

Pourquoi ceux qui t’aiment s’attachent t’ils à toi ?

Suis-je… une de plus qui mord à l’hameçon… ? Il me semble pourtant que je  contraste dans le paysage des gens qui t’admirent sans pouvoir t’avoir.

Peut être parce que les autres sont des hommes… ?

Non, pas seulement.

Dire que je voudrais te posséder serait un mot bien faible par rapport à la violence de es sentiments.

J’ai une rage d’amour en moi… un truc qui me rend incroyablement aggressive… 

Je voudrais lacérer ta poitrine, et arracher ton cœur de mes mains… le serrer dans mes bras et le supplier de m’aimer, de ne pas s’en empêcher…

Et puis je le replacerais en toi, agonisante… je te demanderais pardon de t’avoir fait si mal… et  m’occuperais de toi.

Je me vois les mains couvertes de ton sang, et moi qui pleure des larmes de mon sang à moi…  mon cœur aussi il faudrait l’arracher…

Une de mes larmes tomberait sur ta poitrine blessée… et quelque chose se produirait… 

Je me vois ressentant à ce moment toutes les douleurs de ton passé… endurant en une seconde toutes les choses difficiles que tu as endurées… et là toi… grâce à une larme de sang  que j’aurais si douloureusement versée… tu m’aurais dans ton cœur. 

Je l’aurais investi, pour ne plus jamais en ressortir.

Souillées de sang… nous nous serrerions l’une contre l’autre… et malgré l’horreur de la situation… nous nous sentirions enfin… en paix.

Sereines.

Sereines….

Sereines.

Le déchiffrage - 17 janvier 09

Il m’a fallu longtemps pour comprendre qu’apprendre à vivre cette vie, c’est comme apprendre à jouer un morceau, apprendre les règles de la musique.

Ils m’appellaient ¨la petite tête de mûle¨ un temps, là haut.

Oui j’ai bien dis là-haut. Cette petite poignée d’anges et de maitres ascensionnés.

Ils m’appelaient ainsi parce que je m’obstinait évidemment. Je m’obstinait à penser que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Et je m’obstinais à me jeter la pierre, à moi seule. Evidemment je devais être l’être humain le plus perverti de la planète (ben voyons), et je m’aimais si peu que je me le faisais payer chaque jour.

Je ne voulais pas voir quand on me prévenait. Et pourtant on me prévenait.

Je me savais sensible, mais dans la vie, même les gens doués doivent développer leur dons.

J’ai toujours eu des yeux pour voir ce que d’autres ne voient pas. Mais c’est pas parcequ’on a des mégas jumelles trop cool qu’on sait tout de suite comment elles fonctionnent !

J’ai regardé à l’envers d’abord. Et puis j’ai vu tout petit.

J’ai pigé comment regarder à l’endroit, mais pas comment rêgler la netteté. Et puis je restais les yeux fixés sur un seul endroit, ce qui est terrible avec des jumelles, tant de choses m’ont échappé. Mais avec le temps (eh oui le temps… toujours le temps), j’ai commencé à comprendre les grandes lignes du mode d’emploi qui bien sûr, n’était pas fourni.

3 jours… c’est le temps généralement entre mes pressentiments et la révélation du pourquoi le pressentiment m’est venu.

J’ai eu un pressentiment 3 jours avant mon incendie. 3 jours avant qu’une ex me trompe. 3 jours avant qu’une autre ne tourne la page et rencontre une autre femme après moi qui l’aimait encore.

A se croire incapable de ¨voir¨ de ¨préssentir¨ nous nous coupons des avertissements. Or j’ai changé de manière de penser, maintenant je crois à mes pressentiments.

De même que les intuitions.

Nous en avont tous. C’est un outil d’humain qui nous a été offert à la naissance, pour pallier à la densité du monde terrestre.

Il y a une différence entre ¨intuitions ¨ et ¨peurs¨ et c’est avec le temps que j’ai réalisé que mes ¨intuitions ¨ ont un coté altruiste et sage, que mes peurs n’ont pas. On a peur pour soi, la peur est une manifestation puissante de l’égo qui refuse d’avoir mal.

C’est humain de refuser d’avoir mal. Mais plus on refuse, et plus ça fait justement mal. Quand on a eu si mal…. C’est parfois si dur de se relever que l’on finit par être persuadés que seule la souffrance existe en ce monde. Mais c’est un mode d’apprentissage la souffrance.

Il faut qu’un enfant se brûle d’abord pour éviter ensuite de remettre la main dans le feu.

Maman sera là pour dire ¨ne fais pas ça, c’est chaud, tu va te brûler¨ il reste néanmoins vrai que si l’enfant se brûle, il apprendra mieux, et plus vite.

Le vrai rôle de la maman n’est pas de l’empêcher de faire ses expériences, mais juste d’éviter qu’il perde tout un bras dans le feu et reste estropié à vie.

Mais nous humains, nous avons besoin de nous brûler.

Pendant longtemps je ne me suis pas brûlée assez fort, j’ai dû avoir extrêmement mal pour enfin comprendre que c’était une mauvaise idée de mettre la main au feu…

Ca s’appelle grandir.

Et en principe nous ne sommes pas supposés grandir trop vite, d’oû les moments d’égarement.

Car grandir trop vite veut dire oublier ce que nous savions instinctivement. Et se méfier de tous, et se garder de tout ce qui est beau.

Le monde n’est pas gris tu sais.

Tu le vois avec les yeux de quelqu’un qui souffre, qui a souffert…. Mais tu sais, tu souffrira encore. Et ce n’est pas grave en soi.

Ce qui est grave, c’est que tu te méfies tellement de tout, que les belles choses, les vraies belles choses de ce monde te fileront sous le nez.

Mais il ne faut pas voir en ces mots un discour moralisateur. Je ne suis personne pour te donner des leçons, au contraire… je te dis de te brûler.

J’ai donc fait mon petit bout de chemin en apprenant à écouter mes intuitions. A voir les signes. Et en reprenant possession de la vision des choses belles dans ce monde…. Car s’il n’y en avait pas eu, je ne serais pas venue.

J’ai aimé, et l’instant d’après j’ai cru mourir, c’est une certitude.

Et j’ai détesté ça.

Pourtant… quelque chose en moi m’a poussé à ne pas fermer mon cœur. A ne pas me recroqueviller, et à cessert de me venger de toute cette souffrance qui m’était infligée.

Si j’ai fais souffrir les autres… (et mon dieu, combien ils ont souffert….) celle qui souffrait le plus, c’était moi, indéniablement moi.

J’ai dû apprendre à déchiffrer la partition pour savoir qu’il était marqué dessus que certaines choses sont incroyablement belles sur ce monde, et que non, ça n’arrive pas qu’aux autres.

Je fais mon petit bout de voyage, me plongeant dans la contemplation de l’âme des autres…(comme le faisait un certain victor hugo)

Et j’ai vu à la fois les plus belles choses, et les plus horribles.

Mais je n’ai plus peur.

Les gens incroyablement lumineux sont aussi à la base, les plus sombres.

On reçoit les deux graines à la naissance.

Ceux qui n’ont pas exploré leur ténèbres ne connaissent jamais vraiment la lumière.

Et puis il y a ceux qui se perdent.

Tant de gens que j’aimais si inconditionnellement, avec en eux une force incroyable, ils auraient pu être ces âmes pures… ces âmes devant lesquelles tu reste muet tant la brillance est forte.

Mais eux se sont perdus.

Et pour eux il n’y a pas de retour.

Ils ont plongé dans leur ténèbres en voulant les fuir. En renonçant à affronter ce qu’il sont. Des êtres humains dont la dualité est l’essence même.

Ils ont cru être seuls, alors ils se sont coupé de ce dont ils ne devaient pas se couper. Par peur de se brûler, ils se sont entièrement consumés.

Ils sont perdus.

J’ai longtemps cru que nous étions soit l’un soit l’autre, soit perdu, soit non.

La vérité c’est que tout n’est pas joué d’avance.

La vérité c’est que ce sont nos choix qui nous mène à une dominance ou une autre.

Destin oui… mais pas que.

Ce serait trop facile de se déresponsabiliser.

Mais ce serait aussi trop facile de penser que nous pouvons faire complètement ce que nous voulons.

J’ai été longtemps contre le courant de ma vie. Je me fous bien des courants de la société, mais le courant d’une vie n’est jamais là pour rien.

Quand les choses se présentent désormai, je n’attends plus qu’elles me soient durement imposées pour les accepter, et faire avec, et en apprendre ce que je dois en apprendre.

On peut voir ça comme de la résignation… mais en fait ça s’appelle ¨gentiment trouver sa place¨.

Tu es sur mon chemin pour mon apprentissage. Et je suis sur ton chemin pour ton apprentissage à toi.

Que tu apprennes ou non, moi j’apprendrai ce que je dois apprendre.

L’apprentissage donc, de l’amour inconditionnel se poursuit dans cette leçon pour moi. Aimer sans tout construire autour de l’autre, c’est ça que j’apprends. Aimer et rester debout, c’est ça que j’apprends. Et des tonnes de choses encore…

Je te l’ai dis, je suivrai ma route avec ou sans toi.

J’apprends la patience, qui comme tu le sais, est mère des vertus.

J’ai vu la lumière en toi, comme j’ai vu l’obscurité. Et crois-moi ou pas, j’ai trouvé ça beau. Même si tu te tortures, même si tu manipules et joues… c’est toi que tu blesse au final.

Je pleurerai c’est sûr, on ne peut pas se garder des larmes en ce monde.

Mais moi je fais quelque chose de constructif de ma noirceur, nul doute que tu es capable de faire cela aussi.

Tu ne peux plus m’enlever ma vision de ce qui est beau.

Et tu es belle.

Point.

Que dire...

Je mettrai ici ce que je ne publierai pas ailleurs.
Il y aura de tout et de rien, car ma vie c'est du bricolage. C'est pas pour rien qu'on m'appelle Bricolette (surnom authentique en référence à un sketch de Muriel Robin).