Quand je vois ton visage…
J’ai cette irrépressible envie de pleurer.
Je ne sais pas d’où ça sort, jamais la simple vue d’une femme ne m’avait à ce point fait tressaillir.
Je m’étais habituée à ne pas te regarder ces jours. Les pensées que j’avais pour toi occultaient tes yeux bleus.
Elles occultaient mes souvenirs visuels probablement. Je me concentrais sur l’amour à l’intérieur de ce cœur trop gros qui rempli ma poitrine.
Mais à regarder ces morceaux choisi de toi, ces photos qui te représentent le mieux à mes yeux… c’est mon âme qui se craquèle, la fissure grossit grossit… et j’éclate en sanglots.
Moi aussi je veux dire que je tiens à mon célibat, à mon statut de femme libre, qui séduit qui elle veut. Parce que c’est vrai, j’y tiens…
Mais quand j’ai l’image de celle que tu étais dans mes bras, alors toutes mes jolies théories partent en morceaux.
Mon cœur bat fort dans ma poitrine comme pour me forcer à survivre, et ma respiration se fait haletante… il y a un truc en moi qui voudrait crier…
C’est tout ce doute tu sais…. Tout ce doute qui ressort en larmes. La colère et la peur font place à l’expression simple d’une émotion primaire… archaïque….
J’ai gardé une photo de toi nue, de ces photos secrètes que tu ne montres jamais… les montres-tu vraiment jamais au fait ? Suis-je vraiment l’exception que tu dis que je suis ? Est-ce que tu mens.. ? Sur quoi mens-tu et sur quoi ne mens-tu pas ?
… quand tu es nue tu es froide…
tu possède tout ce qui t’entoure…. Et nue dans mes bras tu n’étais pas cette femme-là.
Pourquoi m’avoir montré ça de toi ? Pourquoi m’avoir offert tout ça ? Pourquoi…. Pourquoi est-ce que tu es différente avec moi… ?
Je m’accroche à des pensées agréables et rassurantes pour ne pas sombrer dans ma terreur. Mais ça ne suffit jamais…. Parce que TU es ma pensée agréable et rassurante.
C’était comme quand nous nous sommes endormies dans les bras l’une de l’autre… nous nous appartenions et rien n’a troublé notre sommeil… je n’ai jamais aussi bien dormi que cette nuit-là… et pourtant… j’ai fais un cauchemard…. Te rappelles-tu ?
Ce cauchemard dans lequel tu ne te souvenais plus de moi, dans lequel j’étais une étrangère…. Ce cauchemard qui m’a prévenue et que je n’ai pas voulu écouter.
Je vis un peu ce cauchemard aujourd’hui.
Tu ne me reconnais plus, tu as peur de me reconnaître… mais c’est moi… celle qui t’aime comme les autres ne pourront jamais se vanter de t’avoir aimée. Celle qui ne peut pas griffer en retour…. Même si elle possède les griffes... simplement parcequ’elle t’aime trop et que la douceur est son seul mode d’expression avec toi.
Je voudrais tourner le bouton ¨off¨ de mon cœur.
Me dire, allez, je fais une petite pause. Histoire de dormir un peu paisiblement.
Mais tu es là derrière mes paupières.
La lueur de ton âme brillant dans tes yeux bleus est restée gravée dans ma rétine à jamais… comme cette légende qui veut que l’image du tueur s’imprime dans la rétine de la victime… Et je suis morte un peu.
Mais il y a deux victimes.
Et il y a deux tueuses.
En apparence, on a tout de différent…. Mais au fond, je ne suis pas dupe. On se ressemble plus que l’une et l’autre ne voudrions l’avouer. Tu es mon miroir, tu me reflètes à l’envers.
Même tes yeux ont ce coin intérieur de l’œil qui descent comme moi.. ce sont les gens du nord qui ont ça… c’est un truc en rapport avec le froid m’a dit un jour un infirmier à l’hopital.
Dire que tu es belle serait mentir… tant ta beauté est au delà de ce qui se voit… mais suis-je la seule à savoir ?
Pourquoi ceux qui t’aiment s’attachent t’ils à toi ?
Suis-je… une de plus qui mord à l’hameçon… ? Il me semble pourtant que je contraste dans le paysage des gens qui t’admirent sans pouvoir t’avoir.
Peut être parce que les autres sont des hommes… ?
Non, pas seulement.
Dire que je voudrais te posséder serait un mot bien faible par rapport à la violence de es sentiments.
J’ai une rage d’amour en moi… un truc qui me rend incroyablement aggressive…
Je voudrais lacérer ta poitrine, et arracher ton cœur de mes mains… le serrer dans mes bras et le supplier de m’aimer, de ne pas s’en empêcher…
Et puis je le replacerais en toi, agonisante… je te demanderais pardon de t’avoir fait si mal… et m’occuperais de toi.
Je me vois les mains couvertes de ton sang, et moi qui pleure des larmes de mon sang à moi… mon cœur aussi il faudrait l’arracher…
Une de mes larmes tomberait sur ta poitrine blessée… et quelque chose se produirait…
Je me vois ressentant à ce moment toutes les douleurs de ton passé… endurant en une seconde toutes les choses difficiles que tu as endurées… et là toi… grâce à une larme de sang que j’aurais si douloureusement versée… tu m’aurais dans ton cœur.
Je l’aurais investi, pour ne plus jamais en ressortir.
Souillées de sang… nous nous serrerions l’une contre l’autre… et malgré l’horreur de la situation… nous nous sentirions enfin… en paix.
Sereines.
Sereines….
Sereines.
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