Elle a éteint la lumière, car on ne voit bien qu’avec le cœur.
Pourtant je voyais ses yeux bleus dans un rais de lumière.
Elle m’a prise dans ses bras et m’a parlé avec douceur du futur qui n’est pas écrit. De ce livre dont je ne dois pas arracher les pages quand elles ne me plaisent pas.
Elle m’a dit voir ce vers quoi nous allions mais a tenu le discours que je connais le mieux au monde. « Je ne suis pas prête ».
Sûrement qu’elle se doute que moi non plus justement… je ne suis pas prête.
Elle m’a dit des choses que je savais déjà. Pour être sûre de me les avoir dites. Pour que je m’en souvienne bien.
Et pendant qu’elle me berçait dans ses bras, moi je m’accrochais au chambranle de la porte.
Aujourd’hui le nuage s’est déchiré et la pluie est tombée.
Avec colère.
La magie d’hier soir a disparu.
Il y a des jours comme celui-ci où les rêves s’estompent et où ses yeux ne font que lancer des éclairs.
Des jours où elle a l’air de dire que tout est de ma faute. Alors ces jours là je m’enfuis.
Comme je me suis enfuie de son discours susurré à mon oreille… En me tenant au chambranle de la porte.
Je me suis accrochée fort, pour que la tête ne tourne plus. Parce que je ne peux pas la suivre dans ses hauteurs… et parce que la chute est trop rude si je ne m’accroche à rien.
J’ai noté dans un recoin de mon esprit les choses à ne pas oublier.
J’ai noté des phrases, des images, parce que le film de ma vie est plus beau encore que tout l’art du monde.
Et je relis mes notes…
Je n’ai pas laissé ma tête tourner… même si j’étais là, j’étais accrochée…
Au chambranle de la porte.
Et pourtant c'est si simple d'être heureux. Faut il encore s'autoriser à l'être...
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