Qui a dit que je n’étais pas heureuse ?
Le bonheur est une chose complexe, et la création me rend aussi pleinement heureuse que les moments d’euphorie qu’on peut avoir quand on a rencontré la femme de sa vie.
Et ça, seuls les créateurs peuvent le comprendre.
Parfois j’écris une chanson purement anodine, et je me prends au jeu. Ce qui était triste se rempli d’un optimisme inébranlable.
Mes doutes se transforment en certitudes.
Mes questions trouvent des réponses qui n’ont rien à voir, mais qui sont satisfaisantes.
Et ces moments sont les plus précieux de mon existence.
J’imagine qu’on ressent cette euphorie quand on se marie, quand on vient d’accoucher, quand un truc extraordinaire arrive.
Et si ça ne m’arrive pas tous les jours, au moins moi j’en suis sûre, ça m’arrive plus souvent que bien des gens.
Or ce que je veux offrir sur scène… c’est CA !
L’euphorie, la joie intense, inégalable.
Cette envide de danser qui me prend comme une folie.
Cette fiertè modeste d’un truc qui est né… un truc dont j’ai accouché après peu de douleur comparé à la joie reçue.
La musique c’est ça.
L’euphorie.
Mon bonheur m’appartient, et dans ces moments là je peux certifier que je suis heureuse. La joie ultime sera de partager ces moments d’euphorie avec les autres. Mais même sans ça, c’est assez
La vie est pleine de choses compliquées, difficiles.. mais je sais bien que je suis venue pour ces moments là.
La création est mon paradis sur terre.
Une fois la chanson finie, j’écoute, j’écoute, j’écoute… en boucle.
Et au delà de ma fierté, j’écoute le résultat qui fais sa vie sans moi. Et je vibre, je jubile. Parce que ça résonne avec toutes mes cellules.
Ne comprenez-vous pas ?
Dans ces moments je suis toute puissante.
La souffrance endurée, les larmes, les doutes, tout ça n’a plus aucune importance.
L’amour est une chose puissante, mais l’amour de la musique est une chose encore plus puissante, ça me transcende, c’est au delà de ma condition d’être humain, je ne fais que copier l’étincelle du divin, celle qui vit en moi, comme en nous tous.
Je suis un soleil quand cette énergie m’habite. Et peu de gens m’ont vu rayonner ainsi. C’est normal, ça n’arrive pas tous les jours, ni dans n’importe quelles circonstances.
Le reste donc, n’a plus d’importance.
Je pourrai vivre pauvre, mal-aimée, en galère, peu importe… si il me reste ça, je me fous de tout. C’est mon essentiel et personne n’a jamais réussi à m’empêcher de faire de la musique.
Oh combien vous avez tort de penser que par le fait qu’elle m’inspire mon monde tourne autour d’elle. Mon monde tourne autour de moi, autour de la création. Elle est un joli monde que j’aime à explorer, à raconter.
Et même si il y a des passages désagréables, et bien j’aime ce qu’elle fait indirectement de moi. Je n’ai jamais été si talentueuse que depuis elle. Jamais si optimiste non plus même si on me colle toujours l’étiquette « pessimiste tourmentée ».
Et vous pensez que mon monde s’écroule ?
Je ne crois pas non.
Je bâtis. Et cette fois mes chers, c’est du solide, je me bâtis moi, et mes fragilités révèlent des forces inébranlables.
Ben oui, l’être humain est une sorte de dualité. Yin-Yang. Maculin , Féminin. Clair, obscure.
Et le secret c’est que nous ne sommes pas l’un ou l’autre, nous sommes les deux.
Des êtres complets qui n’ont pas besoin des autres pour être entiers.
Je vais vers l’accomplissement.
Ca prend du temps, beaucoup de travail. Mais je n’ai jamais eu peur de travailler, du moment que je suis capable de faire le travail nécessaire sans me détruire.
L’échec c’est du passé.
L’euporie créative amène forcément la réussite.
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