Ecris.
Tu sais moi aussi, quand j’écris de la prose… je me demande si j’ai le droit.
N’y a t’il pas des miliers de gens au talent bien plus aiguisé et plus grand que le mien ?
(Toi la première en la matière d’ailleurs.)
Et puis après cette pensée, je me dis qu’il y a bien de la place pour chaque être humain sur terre, alors pourquoi pas pour chaque prose ?
Il n’est marqué nulle-part qu’il est interdit d’écrire.
Publier, c’est une autre paire de manches. Mais publier, cela dépend aussi d’un facteur chance qui n’a strictement rien à voir avec la qualité des écrits. Au fond tout le système est faussé, et on voudrait se baser dessus pour savoir si nos écrits en valent la peine !
Les poésies de Rimbaud ne sont que les divagations d’un adolescent surdoué.
Aujourd’hui il écrirait un blog.
On y prêterait beaucoup moins attention… ce ne serait pourtant pas moins beau.
Le problème des artistes aujourd’hui, c’est que tout le monde prétend être capable de faire de l’art de qualité. En somme les gens qui n’ont rien à dire prennent la parole (et la place donc) et ceux qui ont des choses à dire tremblotent dans leur coin parcequ’ils ont trop de respect pour l’art pour oser se croire artistes.
C’est que les vrais artistes, généralement, détestent la prétention des gens qui font semblant de l’être.
Il y a aussi que bien souvent, les artistes de pacotilles ne travaillent pas leur art (on ne leur a pas dit qu’il fallait travailler, de toutes manières ils ne savent généralement pas le faire), ils le sortent brut, ou le font paufiner par d’autres, quand l’artiste vrai, lui, passe des heures dans sa solitude, à travailler sur ses créations.
Hélas ! Le travail ne signifie pas le talent.
Parfois on travaille beaucoup sans posséder le génie, pour n’arriver à rien.
Ceci dit parfois il y a des gens qui ne savent pas vraiment correctement travailler et se fourvoient dans des voies médiocres (surtout pour le chant par exemple, avec des fioritures immondes, des habitudes ridicules et une pose de voix gâchée par un manque de goùt très manifeste).
Mais celui qui travaille correctement, au minimum, arrivera à un résultat correct.
Ce résultat peut ne pas être inspiré, et même Haydn a écrit des œuvres plates et soporifiques au final ! Pourtant il a écrit de très belles œuvres aussi.
On ne peut être perpétuellement un génie, même les sonates de mozart écrites pour flûte vers 12 ans ne sont pas toutes représentatives de son génie, certaines sont particulièrement pénibles ou plates. Evidemment, le génie était bien plus grand à la fin de sa vie qu’à ses 12 ans, même si elle fut courte.
Pour une seule phrase géniale, le livre vaut tout de même la peine d’être écrit.
Il vaut mieux en avoir plusieurs, pour conserver le lecteur intéressé, mais qu’importe, au final un seul aphorisme bien senti est une chose précieuse même si petite.
Il est triste que les idées nouvelles soient écrasées par les traditions ou le système.
En quoi serais-tu exceptionnelle ?
En ce que tu es toi. Unique.
Comme chaque être humain, mais tu as une sensibilité à un certain monde, ce qui t’a construite, tu as de l’expérience en certaines choses, par ce fait tu as des choses à dire qui sont dans un certain courant.
Voilà qu’il te reste à avancer sur ce chemin précieux de l’identité.
En ceci tu as de l’intérêt. L’intérêt, c’est d’être soi.
C’est une chose difficile, qui se travaille il est vrai.
Mais ce que tu écris ne pourra être écrit par quelqu’un d’autre.
On ne se copie jamais totalement les uns les autres.
Tu prendras peut être un peu d’un tel ou d’un autre pour te construire, c’est déjà fait. J’ai pris la voix de celui-ci, l’accent de celle-là, les aigus de celle-ci et les graves d’une autre pour construire ma voix.
Mais au final c’est la mienne, et elle change encore. Je lui laisse le droit de changer, ce n’est pas grave.
Mais c’est toujours la mienne.
Mon discours évolue, il change au grés de mes expériences. Pourtant c’est toujours mon discours. Il y a de l’éternité dans mon identité. Donc de l’éternité dans la tienne.
L’essence d’une personne, quelque part, est une chose intemporelle.
Si j’étais avocate, j’écrirais une loi qui dit que tu as le droit d’écrire.
J’écrirais une loi qui dit que tu as le devoir de le faire, pour ta santé, pour ton bien-être, pour prendre soin de toi.
Si j’étais infirmière, j’accompagnerais ton silence dans une unité de soins palliatifs.
Et je te ferais des piqûres de courage avec tes piqûres d’insuline.
Tu sais moi aussi, quand j’écris de la prose… je me demande si j’ai le droit.
N’y a t’il pas des miliers de gens au talent bien plus aiguisé et plus grand que le mien ?
(Toi la première en la matière d’ailleurs.)
Et puis après cette pensée, je me dis qu’il y a bien de la place pour chaque être humain sur terre, alors pourquoi pas pour chaque prose ?
Il n’est marqué nulle-part qu’il est interdit d’écrire.
Publier, c’est une autre paire de manches. Mais publier, cela dépend aussi d’un facteur chance qui n’a strictement rien à voir avec la qualité des écrits. Au fond tout le système est faussé, et on voudrait se baser dessus pour savoir si nos écrits en valent la peine !
Les poésies de Rimbaud ne sont que les divagations d’un adolescent surdoué.
Aujourd’hui il écrirait un blog.
On y prêterait beaucoup moins attention… ce ne serait pourtant pas moins beau.
Le problème des artistes aujourd’hui, c’est que tout le monde prétend être capable de faire de l’art de qualité. En somme les gens qui n’ont rien à dire prennent la parole (et la place donc) et ceux qui ont des choses à dire tremblotent dans leur coin parcequ’ils ont trop de respect pour l’art pour oser se croire artistes.
C’est que les vrais artistes, généralement, détestent la prétention des gens qui font semblant de l’être.
Il y a aussi que bien souvent, les artistes de pacotilles ne travaillent pas leur art (on ne leur a pas dit qu’il fallait travailler, de toutes manières ils ne savent généralement pas le faire), ils le sortent brut, ou le font paufiner par d’autres, quand l’artiste vrai, lui, passe des heures dans sa solitude, à travailler sur ses créations.
Hélas ! Le travail ne signifie pas le talent.
Parfois on travaille beaucoup sans posséder le génie, pour n’arriver à rien.
Ceci dit parfois il y a des gens qui ne savent pas vraiment correctement travailler et se fourvoient dans des voies médiocres (surtout pour le chant par exemple, avec des fioritures immondes, des habitudes ridicules et une pose de voix gâchée par un manque de goùt très manifeste).
Mais celui qui travaille correctement, au minimum, arrivera à un résultat correct.
Ce résultat peut ne pas être inspiré, et même Haydn a écrit des œuvres plates et soporifiques au final ! Pourtant il a écrit de très belles œuvres aussi.
On ne peut être perpétuellement un génie, même les sonates de mozart écrites pour flûte vers 12 ans ne sont pas toutes représentatives de son génie, certaines sont particulièrement pénibles ou plates. Evidemment, le génie était bien plus grand à la fin de sa vie qu’à ses 12 ans, même si elle fut courte.
Pour une seule phrase géniale, le livre vaut tout de même la peine d’être écrit.
Il vaut mieux en avoir plusieurs, pour conserver le lecteur intéressé, mais qu’importe, au final un seul aphorisme bien senti est une chose précieuse même si petite.
Il est triste que les idées nouvelles soient écrasées par les traditions ou le système.
En quoi serais-tu exceptionnelle ?
En ce que tu es toi. Unique.
Comme chaque être humain, mais tu as une sensibilité à un certain monde, ce qui t’a construite, tu as de l’expérience en certaines choses, par ce fait tu as des choses à dire qui sont dans un certain courant.
Voilà qu’il te reste à avancer sur ce chemin précieux de l’identité.
En ceci tu as de l’intérêt. L’intérêt, c’est d’être soi.
C’est une chose difficile, qui se travaille il est vrai.
Mais ce que tu écris ne pourra être écrit par quelqu’un d’autre.
On ne se copie jamais totalement les uns les autres.
Tu prendras peut être un peu d’un tel ou d’un autre pour te construire, c’est déjà fait. J’ai pris la voix de celui-ci, l’accent de celle-là, les aigus de celle-ci et les graves d’une autre pour construire ma voix.
Mais au final c’est la mienne, et elle change encore. Je lui laisse le droit de changer, ce n’est pas grave.
Mais c’est toujours la mienne.
Mon discours évolue, il change au grés de mes expériences. Pourtant c’est toujours mon discours. Il y a de l’éternité dans mon identité. Donc de l’éternité dans la tienne.
L’essence d’une personne, quelque part, est une chose intemporelle.
Si j’étais avocate, j’écrirais une loi qui dit que tu as le droit d’écrire.
J’écrirais une loi qui dit que tu as le devoir de le faire, pour ta santé, pour ton bien-être, pour prendre soin de toi.
Si j’étais infirmière, j’accompagnerais ton silence dans une unité de soins palliatifs.
Et je te ferais des piqûres de courage avec tes piqûres d’insuline.
Si j’étais
aventurière, je te ferais piloter un avion.
Je t’emmènerais autour du monde pour nourrir la trame de tes romans.
Si j’étais miliardaire, je t’achèterai un pays tout entier pour que tu aies de l’espace.
Cet espace de dire. Cet espace d’écrire.
Je t’emmènerais autour du monde pour nourrir la trame de tes romans.
Si j’étais miliardaire, je t’achèterai un pays tout entier pour que tu aies de l’espace.
Cet espace de dire. Cet espace d’écrire.
Si j’étais
présidente, je dirais à mon peuple d’arrêter de maltraiter les bibliothécaires,
et je posterai des mecs costauds dans chaque bibliothèque comme on poste des
vigiles aux supermarchés, pour porter les nombreux livres sans abîmer le dos
des bibliothécaires en question.
Mais je ne suis que moi…
Alors je t’écris des lettres et des poèmes. Et je te dis qu’il faut y croire.
Croire en toi, en l’amour, en la vie, en l’avenir.
Et tant que tu auras des doutes, je t’écrirai.
Mais je ne suis que moi…
Alors je t’écris des lettres et des poèmes. Et je te dis qu’il faut y croire.
Croire en toi, en l’amour, en la vie, en l’avenir.
Et tant que tu auras des doutes, je t’écrirai.
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