Il me l’a dit.
Il t’aime, eh oui, toujours. Tu es ce genre de personne que l’on oublie jamais.
Et la chose étrange dans tout ça… c’est que c’est ce qu’on dit de moi. Je sais que je provoque cet effet-là. Je le sais, j’en suis sûre. Sinon certains n’auraient pas tant souffert.
Dans ma vie ça ne se manifeste pas exactement pareil. Mais quand je regarde au fond, c’est pareil. Tu es mon miroir et ça me conforte dans ma pensée… cette pensée qui me poursuit et me dit que c’est toi. Et si tu n’es pas prête, c’est peut être que nous avions fait un deal avant, que nous devions être prête pour vivre ça. Pour ne pas être dépendantes l’une de l’autre. Pour être adultes, pour que ce soit solide et durable. Et sans ces promesses tenues, alors pas d’amour.
C’est plausible, sais-tu pourquoi ? Parce que cette envie d’absolu nous ressemble. Ces exigences sont profondément de celles que nous avons souvent. Moi je me découvre quand je te regarde. Les choses cachées à propos de moi ne sont en fait que le reflet de toi. Je n’ai jamais eu l’impression de ressembler autant à quelqu’un qu’à toi… Quand je crois que nous ne nous ressemblons pas sur un point, tu fous mes théories par terre en me surprenant d’avantage, en me mettant sous le nez un point commun improbable…. Encore un !
Je pensais que nous n’étions pas pareilles. Et plus je pense ça, plus je te vois me ressembler. Tu me fais peur à être un miroir. Il me fallait le regarder ce miroir pour comprendre des choses sur moi. Et depuis un mois… j’ai beaucoup appris sur moi justement.
Généralement je n’ai pas confiance en moi. Pour plein de choses j’oublie ce que je vaux, je me dis que je ne suis pas capable… que je ne suis pas si exceptionnelle. Et tu est la seule face à qui j’ai l’impression de l’être au fond. De l’être autant que toi. Tu es la seule face à qui je ne fasse ni un complexe d’infériorité, ni un complexe de supériorité… tu es la seule qui me paraisse une égale absolue.
Je pense qu’au fond tu sais tout de moi. Tu sais instinctivement qui je suis, et je sais instinctivement qui tu es. Et il n’est nul besoin de parler. Nous parlons pour le plaisir, pour la curiosité, pour tout ce que ça peut apporter de nouveau dans ce monde étrange et si dense. Mais je sais qui tu es, et tu sais qui je suis, tu sais ce que je pense, je crois même que tu sais ce que je ressens.
Pourquoi donc est-ce si compliqué ? Parce que le temps n’est pas venu, parce que nous avions décidé d’être finies. C’était peut être bien présomptueux de notre part, mais notre envie d’absolu prendra toujours le dessus.
Je m’accroche à une intuition que mon être entier me dit de suivre, pour ne pas tomber de haut, car c’est ça que je dois suivre, mes intuitions. Et toi à mon parfait inverse, tu suis ta tête… voilà le problème.
Mais tu es intuitive absolument autant que je le suis. Et probablement potentiellement sensible comme je le suis.
Ce n’est pas parcequ’on ne voit pas les choses qu’elles n’existent pas.
J’ai jamais vu d’ornythorinque en vrai, j’ai jamais vu de mitose, et pourtant ces animaux existent et les cellules dans bien des cas se divisent pour en former de nouvelles !
Je sens cette spirale entre toi et moi qui crée une énergie unique. Je la sens je ne suis PAS folle ! Nous avons été nous … exigeantes… en quête de l’impossible. Comme nous le serons toutes deux toute notre vie. C’était tout ou rien. Et j’ai choisi ça avec toi. J’en suis sûre. Et c’est ce qui me dit que… ça ne peut pas être quelqu’un d’autre. Une autre ne me ferait pas écrire de si belles chansons en quête de paradis sur terre. Une autre ne serait pas mon parfait miroir. Ce que tu montres de toi, c’est ce que les gens ignorent de moi. Et ce que je montre de moi, c’est ce que tout le monde ignore de toi. Alors si en apparence nous sommes toutes différentes, nous ne le sommes finalement pas du tout. Et tu le sais. Et j’affronterai mon amour incontrôlable, et tu le fuira, car je cache mon envie de fuir et tu caches ton envie de l’affronter.
Dire que j’avais choisi tout ça….
Ironique quand même.
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